Le clan Bianchi explique aux voleurs pourquoi il faut restituer les karts dérobés
« Vous n’avez pas volé des objets, mais une mémoire »
La famille de Jules Bianchi a été profondément touchée par un cambriolage survenu récemment au domicile de Philippe Bianchi, comme nous vous le rapportions hier. Au-delà du préjudice matériel, cet acte représente une atteinte symbolique d’une rare violence, touchant directement à la mémoire du pilote français disparu.
Les faits remontent aux derniers jours, avec le vol de plusieurs karts et châssis ayant appartenu à Jules Bianchi. Des objets chargés d’histoire, bien loin de simples éléments mécaniques. Dans un nouveau communiqué publié ces dernières heures, la famille rappelle que ces pièces incarnent « les débuts d’un parcours exceptionnel, des années de travail, de passion, d’exigence, et surtout une part intime de la mémoire de Jules ».
Leur disparition ravive une douleur profonde, tant pour ses proches que pour tous ceux qui ont partagé son histoire et suivi son parcours dans le sport automobile.
« Leur disparition ravive une douleur immense pour sa famille et pour tous ceux qui ont partagé son histoire, » souligne le communiqué.
La parole est également donnée à Dominique Guillien, mécanicien et ami de la famille Bianchi, qui a livré un témoignage fort, empreint de gravité et d’émotion.
« Hier soir (le 6 janvier), vous ne vous êtes pas trompés de porte… mais de vie, »déclare-t-il d’emblée, s’adressant directement aux auteurs du vol.
« Ce que vous avez pris n’est pas qu’un simple matériel. Il n’a presque aucune valeur marchande, et pour une raison évidente : vous ne pourrez jamais l’utiliser. Il est identifié, traçable, et inutilisable sur une piste de karting. »
Mais au-delà de l’aspect matériel, c’est la dimension humaine et symbolique qui est au cœur du message.
« Surtout, il appartenait à Jules Bianchi. Un homme, un pilote, un enfant du karting. Un nom que tous les passionnés connaissent, respectent et portent encore dans leur cœur. »
« Jules a laissé une empreinte si forte que même un enfant de cinq ans connaît son histoire, son courage, son humanité. »
Les karts dérobés, qualifiés de « Baby Kart », sont décrits comme roulant « sous dérogation, sur de très rares circuits ». Leur valeur financière est faible, mais leur poids moral est immense.
« Le jour où vous tenterez de les utiliser, vous serez immédiatement reconnus, démasqués… et vos enfants comprendront, eux aussi, ce que vous aurez fait. »
« En volant ce matériel, vous n’avez pas seulement pris des objets. Vous avez rouvert une blessure. Vous avez volé une mémoire. Vous avez fait souffrir, une seconde fois, les parents et les proches de Jules. »
Tout en condamnant fermement l’acte, Dominique Guillien laisse la porte ouverte à un geste de réparation.
« Être voleur est déjà une chute. Mais persister serait un choix. Il est encore temps de réparer. Déposez ce matériel dans un lieu où il pourra être rendu à sa famille. Faites ce geste. Pour eux. Pour vous. »
« Certaines choses ne s’achètent pas, ne se revendent pas… et ne devraient jamais être volées. »
Dans son communiqué, la famille Bianchi en appelle enfin « à la responsabilité et à l’humanité de ceux qui détiennent aujourd’hui ce matériel », afin qu’il puisse être restitué.
« Au-delà de la perte matérielle, c’est une atteinte symbolique, intime et profondément douloureuse. »
Jules Bianchi demeure une figure respectée du sport automobile, « un exemple de courage et d’humanité ». Sa mémoire, conclut la famille, « mérite d’être protégée ».
